Dimanche 23 août 2009

Trop souvent les offres d’emploi sont faites à la va-vite ou du moins en donnent l’impression. C’est l’image de l’entreprise et donc la première impression pour le futur collaborateur. L’annonce se doit d’être attractive, simple et percutante. C’est le premier pas pour attirer les bons candidats


 

Faite une description de votre société en maximum 3 lignes. Qui êtes-vous, que faites-vous, quelle est votre taille et votre secteur d’activités, éventuellement vos valeurs et ce qui vous différencie sur votre secteur. Homme ou femme? La question peut se poser dans quelques situations exceptionnelles mais en règle générale et afin d’éviter toute discrimination les deux genres doivent être pris en compte et donc mentionnés.

 

LES JEUNES COÛTENT CHER?

 

Âge? Est-ce important? Permettez- moi de faire l’avocat du diable. Ah oui, il paraît que les personnes plus âgées coûtent plus cher. Celles et ceux qui prétendent cela n’ont jamais fait leur calcul. N’oubliez pas que l’expérience apporte aussi beaucoup d’avantages et que le 2e pilier n’est pas le seul élément qui constitue le profil d’un candidat. Argument en faveur des plus jeunes: ils coûtent moins cher? Par rapport à quoi? Le nombre d’erreurs par manque d’expérience? Ils sont plus flexibles? Et l’absentéisme? Tout cela est un faux débat. Il s’agit de trouver la bonne personne et non de faire un exposé sur les «pour» et les «contre».

 

DIPLÔME OU EXPÉRIENCE?

 

Maintenant parler de votre futur(e) collaboratrice ou collaborateur. En fait, vous souhaitez qu’elle (il) apporte quel type de compétences et d’aptitudes. Évitez d’écrire des banalités comme par exemple: personne motivée. Ce n’est pas la bonne question car chaque personne a une motivation et il s’agit de savoir laquelle. De même, de demander d’être bilingue ou même trilingue quand la personne n’utilisera pas ou quasiment pas l’une ou l’autre langue. Soyez précis et dites plutôt à quoi servira la compétence linguistique, comme pouvoir répondre aux appels, rédiger du courrier ou traduire des documents. Et les formations? Et bien là aussi, il s’agit de se demander ce qui est le plus important et ce qui est indispensable. Pour certaines fonctions un diplôme ou certificat peut s’avérer indispensable mais ce n’est pas toujours le cas. Quelquefois l’expérience peut avoir autant d’atouts qu’un diplôme.

 

AVOIR ÉTÉ DUPÉ!

 

Les tâches compléteront les informations précédentes afin que la candidate ou le candidat puisse se faire une idée précise de son activité. Inutile d’en ajouter pour faire plus «joli» car la déception sera grande une fois en fonction et surtout il pourra avoir l’impression d’avoir été dupé. Donc soyez bref, clair et précis. Et pour finir, comment doivent procéder les candidats pour faire leur offre? Écrire à qui, dans quels délais, où et auprès de qui peuvent-ils obtenir des informations complémentaires. Avez-vous un site internet? Si oui, mentionnez-le et n’hésitez pas à publier votre offre. La candidature peut-elle se faire par mail? Des questions que les candidats pourraient se poser et auxquelles vous pouvez d’ores et déjà répondre en le précisant dans l’offre. En conclusion, une annonce bien rédigée permet d’attirer les talents sans être submergé par des offres inutiles, même si on ne peut éviter que certaines personnes fassent des offres parce qu’elles doivent en faire. Plus vous êtes clair, plus votre tri sera rapide et moins vous perdrez du temps.

Par Stefan Mühlemann - Publié dans : Ressources Humaines
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Dimanche 23 août 2009



L’analyse des cinq forces, ou menaces, aide le chef d’entreprise ou le responsable marketing à simuler une situation de concurrence. Cette méthode se concentre sur un domaine d’activité stratégique (DAS) et non sur un produit.

 

1. A quel point est-il difficile d’entrer sur votre secteur?

 

Il s’agit de savoir si votre domaine demande des compétences ou des moyens particulièrement importants. Ce sont des barrières naturelles qui peuvent protéger votre secteur. Mais cela ne garantit pas que votre secteur soit rentable! Voici les barrières que l’on rencontre habituellement:

 

- Economie d’échelle: s’il faut une grande base de clients pour être rentable, c’est une barrière à l’entrée de concurrent.

- Le coût pour passer chez un concurrent.

- Le capital requis pour démarrer.

- Avantages particuliers comme un brevet, une implantation géographique ou l’accès à une ressource.

- Circuit de distribution.

 

2. A quel point les fournisseurs sont-ils puissants?

 

Moins il y a de fournisseurs plus ils ont une position forte et inversement. Ceci est applicable aux personnes dans l’entreprise. Plus une main d’œuvre est indispensable au bon fonctionnement et plus celle-ci pourra avoir une grande influence sur la rentabilité de l’entreprise.

 

3. A quel point les clients sont-ils puissants?

 

Aujourd’hui les clients sont nettement mieux informés et peuvent comparer les prestations et services. On observe par exemple ce phénomène sur le marché de l’électronique où les clients ont la possibilité de comparer les offres facilement et où les producteurs sont en concurrence entre eux et avec le monde entier.

 

4. A quel point est-il facile de changer de produit ou de service?

 

On parle ici du coût pour passer d’un fournisseur A à un fournisseur B. De nombreux secteurs sont organisés pour qu’il soit difficile de changer de fournisseur. Cela garantit un revenu à l’entreprise et préserve sa rentabilité. Par exemple, pour les imprimantes les fabricants ont développé des technologies pour s’assurer que les clients achètent les cartouches de la marque. Le fait d’installer des puces et des contrôles sur les cartouches oblige les clients à utiliser le produit de l’entreprise. Le client finira peut être par changer d’imprimante d’ailleurs.

 

5. Compétition entre les entreprises présentes?

 

La compétition est connue pour faire baisser les prix pour les clients et donc la rentabilité de l’entreprise. C’est aussi pour cela qu’une entreprise rentable est souvent défi nie comme une entreprise dont se souvient le client (selon la définition de Warren Buffett). Par exemple Coca-Cola a de nombreux concurrents mais reste Coca-Cola. La concurrence n’est pas un problème pour eux. Mais lorsque vous êtes dans la masse, la concurrence peut vous tuer. Si vous ne vous différenciez pas, votre produit ou votre service peut être ramené à une simple commodité.

 

Comment appliquer ces 5 forces à votre entreprise?

 

Il faut commencer par définir votre industrie et comprendre les forces en jeux. A l’heure d’une situation économique difficile, il est possible de gagner en poids et faire des économies substantielles si l’on est capable de se mettre d’accord avec des concurrents ou des partenaires: développer des partenariats pour gagner en parts de marché, regrouper les achats, en faisant de la communication commune, etc.

Par Stefan Mühlemann - Publié dans : Stratégie
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Dimanche 23 août 2009

La matrice BCG (Boston Consulting Group) vous permet de faire le point sur votre portefeuille d’activités. Elle permet de classifier et évaluer vos produits. Décider quand retirer un produit du marché. Visualiser la situation de chacun d’eux et évaluer l’équilibre entre les différentes activités.

 

La matrice BCG (Boston Consulting Group, cabinet de conseil américain créateur de la matrice) mesure deux axes.

 

1. Le marché (on y mesurera le taux de croissance du segment sur lequel l’entreprise est présente avec ses différents produits). En d’autres termes, il s’agit de vérifier si le marché des produits que vous commercialisez est en perte de vitesse, stable ou se développe.

 

2. La position de l’entreprise sur le marché (c’est la part de marché relative qui est utilisée comme critère

d’évaluation). En d’autres termes, est ce que mes concurrents me prennent des parts de marché ou c’est moi qui leur en prends.

 

QUATRE CATÉGORIES

 

Cette matrice défi nit ainsi quatre catégories de produits:

 

Les stars ou étoiles: ils connaissent une forte croissance et une forte part de marché. La stratégie utilisée alors est d’investir en moyens financiers importants pour garder la position actuelle. Mais avec la saturation progressive du marché, les stars deviendront un jour des vaches à lait.

 

Les vaches à lait: dans un marché connaissant une croissance ralentie, ils disposent d’une forte part de marché. D’un point de vue stratégique, il faut maintenir leur position, dégager une quantité de cash permettant de financer d’autres produits d’une même marque, et plus particulièrement les dilemmes.

 

Les dilemmes: dans un marché en forte croissance, ils détiennent une faible part de marché. L‘entreprise est fortement concurrencée, elle doit alors analyser pourquoi son produit détient une part de marché réduite. Elle peut aussi décider d’allouer des moyens financiers plus importants afin de transformer ses dilemmes en stars.

 

Les poids morts: ce sont des produits détenant une faible part de marché dans un marché en fort déclin. L’entreprise éprouve beaucoup de difficultés à faire survivre ses produits classés comme poids morts. Elle doit alors se demander s’il n’est pas préférable financièrement de les enlever du marché.

 

STRATÉGIE ADÉQUATE

 

Grâce à la matrice BCG, une entreprise peut mieux comprendre la position de ses produits et adopter une stratégie adéquate:

 

- maintenir la part de marché des stars,

- exploiter au maximum les vaches à lait,

- développer les dilemmes pour qu’ils deviennent des stars,

- abandonner les poids morts qui coûtent trop cher.

 

Faites votre analyse et identifiez le positionnement de vos produits, ceci vous aidera à faire les choix stratégiques importants pour votre entreprise. Une entreprise doit veiller à avoir un portefeuille de produits équilibré (ni trop ni trop peu de dilemmes, d’étoiles ou de vaches). Au moyen de l’analyse BCG l’entreprise peut s’en faire une opinion et adapter sa politique d’innovation.

 

Par Stefan Mühlemann - Publié dans : Marketing
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Jeudi 20 août 2009

La crise est déjà là mais pour nombre d’entreprises, les difficultés sont à venir. Voici tous les conseils pour mettre en place un plan anti crise et faire le dos rond en attendant des jours meilleurs.

 

1. Traquer les coûts cachés

 

Jetez un coup d’oeil attentif à ces dépenses que l’on ne regarde d’ordinaire que distraitement. Des factures de téléphone qui enflent, des dépenses de papeterie inconsidérées, des remboursements de frais kilométriques croissants, des notes de frais de représentation trop importantes... Sensibilisez vos collaborateurs et mentionnez que c’est une excellente occasion pour devenir éco-respectueux. Eteindre les bureaux, les ordinateurs, les sanitaires et vestiaires systématiquement tous les soirs est un premier pas. Chauffer ses bureaux correctement en est un autre.

 

2. Maîtriser la masse salariale

Etudiez scrupuleusement toute demande de nouveaux postes et centralisez la prise de décision. Vous pouvez remplacer l’augmentation collective par une prime, ce qui laisse toute latitude pour arbitrer l’année suivante. Privilégiez des augmentations individuelles afin de montrer votre volonté de récompenser les collaborateurs les plus impliqués.

 

3. Renégocier ses contrats

 

Assurez-vous de la solvabilité de vos clients avant d’engager des livraisons importantes. Renégociez les tarifs de vos contrats de prestataires. Privilégiez également des contrats courts à renouveler régulièrement, plus faciles

à rompre en cas de besoins soudains de trésorerie. Tentez de raccourcir les délais de paiement de vos clients. Une tache délicate en période difficile et que vos clients ne verront certainement pas d’un très bon oeil. Il convient d’être mesuré afin de ne pas susciter de mesures de rétorsion.

 

4. Mobiliser ses équipes

 

Confiez comme mission aux managers de vous faire part de toutes les interrogations et impliquez-les dans la recherche de solutions d’économies. Un management efficace doit être mis en place pour garder tout le monde sur le pont. La communication en est la pierre angulaire. Inutile de chercher à faire comme si tout allait bien. L’information circule vite et les salariés ne sont pas dupes. La conjoncture à elle seule laisse présager des mois difficiles. Votre plan de communication doit comporter trois étapes:

1. Rassurer vos salariés en leur donnant des faits précis sur votre situation

2. Expliquer ensuite les nouveaux objectifs poursuivis et les changements que vous comptez mettre en oeuvre.

3. Détailler les implications concrètes pour les salariés.

 

5. Réaménager ses locaux

 

En optimisant l’espace de vos locaux à disposition, vous pouvez peut-être rassembler vos équipes sur une surface plus petite et économiser un étage ou un plateau... L’occasion de louer cet espace à une plus petite société. Si vos locaux présentent bien, une vaste salle de réunion peut également servir à un indépendant pour recevoir quelques clients, moyennant une petite participation. La mise à disposition de bureaux tout équipés peut aussi intéresser des entrepreneurs.

 

6. Revoir son mode de financement à court terme

 

Si, en ces temps d’économie asséchée en liquidités, vous disposez d’un petit surplus de trésorerie, ne le laissez pas inactif. En revanche, si vous êtes légèrement à court d’argent frais, méfiez-vous des découverts facturés au prix fort. Prenez contact avec votre banquier, il aura peut-être des solutions intéressantes.

 

7. Se recentrer sur les marchés stratégiques

 

Dans un contexte difficile, il faut adapter le pilotage de ses ventes en privilégiant les produits à forte marge. Pour cela, se recentrer sur ses produits phare – dits «vaches à lait» – dont le développement a déjà été amorti et qui génèrent ainsi beaucoup de cash-fl ow. Sans céder à la sinistrose il est important de maîtriser la marche de l’entreprise et son développement afin d’en assurer sa pérennité. C’est ainsi que chaque entrepreneur, à sa mesure, peut agir sur ses coûts.

Par Stefan Mühlemann - Publié dans : Stratégie
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Lundi 13 juillet 2009

Votre entreprise grandit vite et c’est réjouissant. Trop vite peut-être. Attention aux pièges d’une croissance non maîtrisée. Les commandes augmentent, mais la trésorerie fond comme peau de chagrin, de plus en plus de clients sont insatisfaits, les collaborateurs se démotivent, les situations de cris e se cumulent, etc. Plus de doute, il grand temps d’agir.

Des signes qui ne trompent pas:

1. Les clients se plaignent de plus en plus: Il est urgent de prendre les choses en mains. Vérifiez les sources d’insatisfactions et corrigez très rapidement le problème.

Un client déçu le redit à 13 personnes et un client comptant à 3.

Faites le calcul...

2. L’argent vient à manquer alors que les commandes sont là: Un tableau de bord pour piloter cette évolution vous permettra de négocier avec les partenaires (fournisseurs, banques, etc.). Essayez de réduire les coûts et pourquoi pas externaliser certaines activités.

3. Situations de crise à répétition: Identifiez rapidement les causes et surtout éviter qu’elles se reproduisent. N’oubliez pas que vous n’êtes pas seul et sachez vous entourer.

4. Des problèmes de personnel, turn-over, démotivation, etc.: La communication sera le maître mot. Développez la cohésion des équipes, facilitez l’intégration des nouveaux.  Identifiez les sources de démotivation et surtout capitalisez sur les éléments de motivation des collaborateurs.

5. Beaucoup de main-d’œuvre externe (intérimaire): Solution pratique à court terme mais capitalisez plutôt sur les équipes existantes qui garderont la culture et la connaissance du métier.

6. L’espace de travail, aïe de moins en moins! Attention au moral de vos collaborateurs, à la perte de documents, à la perte de temps. Prévoyez d’adapter la structure le plus rapidement possible.

7. Vous ne reconnaissez plus tout le monde dans votre entreprise. Qui est qui? Soyez présent, prenez contact avec les gens et ainsi le pouls des activités.

8. Faute de temps, vous ne connaissez plus la concurrence et surtout ce qu’elle fait. Gardez un œil vigilant pour ne pas vous faire déborder. Visitez leurs sites, lisez les revues spécialisées, renseignez-vous régulièrement sur leurs activités.

9. Plus de temps de faire la chasse aux petits gaspillages. Et si cela dévorait vos bénéfices? Faites participer vos collaborateurs à la chasse aux gaspis, à la recherche d’économie et surtout n’hésitez pas à les récompenser pour les bonnes idées. Vous y gagnez à tous les coups.

10. Les commandes sont trop grosses pour vous. Restez réaliste, ayez de l’appétit sans aller à l’indigestion. Assurez-vous d’avoir un plan permettant d’absorber les grosses commandes. Attention, une crise de croissance d’entreprise peut autant arriver à des sociétés de 10 personnes qu’à des sociétés de 200! Si on passe de 2 employés à 4 en 1 an, cela fait théoriquement 2 fois plus de management.

Par Stefan Mühlemann - Publié dans : Stratégie
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Lundi 13 juillet 2009

Cette démarche n’est pas réservée aux grandes entreprises. Bien au contraire, un individu, une TPE ou PME qui l’appliquent auront sensiblement plus de chances de passer des étapes de crises. Le patron doit pouvoir se remettre en question, avoir une vision claire des buts qu’il veut atteindre, de motiver ses collaborateurs, de faire des alliances stratégiques par exemple le champ est vaste et qu’il faut le compartimenter, le prendre par portions.

Cela commence par fixer ses propres objectifs, ce qui est déjà bien souvent manquant, et ses propres critères de mesures et ses tableaux de bord personnels.

Pouvez-vous répondre à la question ?

A quoi et à quel résultat est-ce que je souhaite arriver à la fin 2009?

Si vous ne pouvez pas répondre à cette question, il est urgent de réagir.

La démarche stratégique peut s’appliquer à une petite PME en en gardant l’esprit et sans tomber dans des lourdeurs administratives.

Vous pourriez, par  exemple, associer les collaborateurs de votre entreprise à la réflexion sur l’avenir de celle-ci, alors que très souvent le patron, parfois égocentrique, pense détenir toute la vérité à lui seul.

La démarche stratégique peut alors consister à établir un diagnostic à partir d’une analyse de la réalité en fonction d’un certain nombre de grilles et à faire valider la synthèse par les collaborateurs.

Une petite entreprise doit également toujours réfléchir à son positionnement, à ses points forts, à ceux des concurrents, elle doit s’interroger pour savoir s’il est nécessaire de faire des alliances avec d’autres, quelles ruptures vont arriver, la structure du capital est-elle assez solide?

L’entreprise est-elle assez innovante?

Quelles sont ses gammes de produits, sur quoi marge-t-elle?

Le système de pilotage est-il assez réactif ?

N’est-il pas nécessaire d’embaucher? 

Le dirigeant voyage-t-il suffisamment pour analyser d’autres pratiques?

Est-il assez ouvert sur le monde et à l’affût des nouveautés?

Bien entendu, une PME ne doit pas se doter d’outils managériaux ou de reporting lourds et à condition d’en garder l’esprit, sans tomber dans des excès de formalisme, la démarche stratégique est parfaitement adaptée aux petites entreprises. 

Les différentes phases restent les mêmes quelle que soit la taille ou l’activité de l’entreprise: on commence d’abord par le diagnostic en s’appuyant sur l’approche systémique et analytique avec l’aide d’outils et de grilles de diagnostic.

N’hésitez pas à vous poser des questions par rapport au futur de vos activités, à vos produits, à vos clients et à la demande de ceux-ci, etc.

En conclusion, même une petite entreprise se doit d’être pilotée, une autre attitude pourrait être qualifiée de légère ou même irresponsable.

Rien n’interdit au patron de s’entourer de personnes compétentes et même externes quelquefois !

Par Stefan Mühlemann - Publié dans : Stratégie
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Lundi 13 juillet 2009

 

Il est difficile de diriger une entreprise et de défendre ses intérêts à long terme sans les sacrifier à un opportunisme de courte vue. Voici un défi qui se présente souvent aux chefs/fes d’entreprises. La crise a cela de bon qu’elle nous oblige à repenser notre modèle d’affaires et chercher de nouvelles solutions.

Fermez les yeux et imaginez votre entreprise dans 5 ans!

Quand on pose la question à des chefs d’entreprises en leur demandant quelle est leur vision, il est fréquent d’avoir comme réponse un regard interrogateur doublé d’un grand silence.

Trop souvent accaparés par le quotidien «la tête dans le guidon» les dirigeants d’entreprise ont de la peine à clarifier leur vision et à faire des réflexions stratégiques.

DÉFINIR UNE VISION

Il s’agit avant tout de faire une projection dans les années futures pour définir (en visualisant) où l’entreprise devra être dans les 3 à 5 ans en moyenne. Souhaitez-vous consolider votre position sur votre marché, devenir le n°1 de votre marché, atteindre tel ou tel volume de vente ou chiffre d’affaires, avoir développé de nouvelles activités ou produits par exemple.

La vision est un exercice difficile, qui demande des capacités à développer de nouvelles idées, de comprendre son marché, d’anticiper l’évolution des besoins des clients, de se différencier des concurrents, etc. tout en étant conscient qu’il ne s’agit pas d’une science exacte.

Sénèque disait: «Nul vent ne peut être favorable si l’on ne sait pas vers quel port vous naviguez.»

TROUVER L’INSPIRATION

Sachez vous entourer de personnes avisées, documentez-vous et lisez les études faites dernièrement, demandez à vos collaborateurs de vous faire part de leurs idées, mettez-vous au vert pendant un ou deux jours, demandez des conseils à des spécialistes ou observez vos concurrents, ce sont des méthodes qui peuvent vous aider à clarifier votre vision.

PENSER À DEMAIN

En conclusion: Avoir une vision.

Réfléchissez-y bien. Prévoir, anticiper, imaginer, se rendre compte de l’infinité des possibilités, voir  le monde en grand. Pensez à ce que vous serez demain, dans le plus lointain des horizons. Pensez à ce que sera votre entreprise, ce que seront devenues vos œuvres, ce que vous serez devenus.

Forgez-vous une vision en répondant aux questions suivantes:

Quelle est ma plus grande idée?

Pourquoi est-ce que je me bats?

Qu’est-ce que je laisserai comme héritage?

Imaginez la structure de ce que vous voulez construire. Imaginez-en la vastitude. A partir de cet instant votre vie devient comme un vaste champ qui n’attend que le labour, un terrain apprêté qui n’attend que la construction – disons la réalisation de votre vision.

Mais le processus ne peut être enclenché tant que vous ne  savez ce que vous voulez, ce qui vous convient le mieux. Le vouloir, mais aussi le désirer. Vous comprendrez alors que le champ est vaste et qu’il faut le compartimenter, le prendre par portions.

Par Stefan Mühlemann - Publié dans : Stratégie
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Lundi 13 juillet 2009

 

I nternet fourmille d’informations pour les PME et la Confédération met à disposition un certain nombre d’outils très intéressants et aussi pratiques qui permettent d’inscrire une société en ligne. Ce site vous permet notamment de vérifier si vous êtes assujettis à la TVA, si vous devez vous inscrire au registre du commerce, vous annoncer à l’AVS ou encore si vous avez l’obligation de vous assurer contre les accidents professionnels. En résumé le contenu du site se présente comme suit:

Actuel pour ceux qui veulent suivre l’actualité.

Dans cette partie il est possible de trouver des news sur les actualités économiques, de s’abonner à une Newsletter qui vous permettra également d’être au courant des projets politiques liés à l’économie, de consulter des dossiers selon les centres d’intérêts, de découvrir des interviews, de consulter un calendrier des principales manifestations et également tous les principaux projets ou modifications législatives.

Thèmes PME pour ceux qui veulent être informés

Dans cette partie il y a de nombreuses informations, de conseils très pratiques, de check-lists, de documents modèles en lien avec la création d’entreprise, les différents cycles de vie d’une entreprise de l’achat, à la transmission ou encore la session, le financement et les différents types d’investisseurs, la gestion du personnel et toutes les questions que  l’on peut se poser liées à cette thématique, le marketing et la vente, les impôts tels que les différentes formes d’imposition et la TVA, les assurances, la comptabilité, l’infrastructure ou encore PotentiElle qui est un portail qui s’adresse également aux femmes entrepreneurs.

Guichet en ligne pour ceux qui recherche des outils pratiques et pour gagner du temps

Ici vous pourrez trouver les liens avec les sites tels que Guichet des créateurs d’entreprises où vous pourrez inscrire votre entreprise en ligne (selon la forme juridique choisie), la TVA sans papier lié à la facturation numérique (www.gs1.ch), l’extrait du registre du commerce (www.zefi x.ch), l’annuaire du registre du commerce où vous trouverez toutes les informations utiles par rapport aux sociétés inscrites au registre du commerce telles que le nom des personnes ayant droit à la signature par exemple ou encore l’extrait du casier judiciaire.

Adresses pour savoir où trouver

La promotion économique, les coopératives de cautionnement (pour le financement de votre entreprise par exemple), les chambres de commerces (pour les conseils), les organisateurs de prix, les centres technologiques et les créateurs (comme les pépinières comme www.friup.ch à Fribourg) ainsi que les centres de transferts et de connaissances.

Politique PME

Le rapport Walker, initié par le conseiller national Félix Walker et rédigé par le Conseil fédéral, met en lumière l’importance des PME en Suisse et leurs besoins notamment au niveau de la décharge de la  gestion administrative, de l’ouverture des marchés nationaux et internationaux, de l’allègement fiscal, etc.

Publications pour ceux qui souhaitent en savoir plus

Vous y trouverez de nombreuses publications intéressantes. Je souhaite en relever une toute particulièrement intéressante pour les PME.

Le Guide PME

Les assurances sociales au quotidien avec mise à jour au 01.01.2009. Il contient notamment toutes les indications importantes liées aux assurances sociales et des informations très pratiques liées au quotidien d’une entreprise et de la gestion de son personnel comme quand il s’agit de l’engager, qu’il tombe malade, qu’il accomplit son service militaire, ou encore qu’une collaboratrice est enceinte.

Encore un autre lien utile qui permet de mettre vos clients en poursuite par un simple clic

Toute personne qui souhaite engager une poursuite n’a dorénavant plus qu’à remplir une réquisition sur le portail qui se trouve à l’adresse suivante: www.portaildespoursuites.ch

En conclusion nous ne manquons pas d’informations utiles pour les PME, il suffit de savoir où les trouver et de surcroît gratuitement.

Par Stefan Mühlemann - Publié dans : Gestion
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Mercredi 14 janvier 2009

Bien souvent l’entrepreneur indépendant réalise sa publicité lui-même mais sans connaître les règles essentielles. La publicité est une affaire de professionnels.

Il y a quelques règles simples à connaître qui peuvent déjà lui permettre de mettre un maximum d’atouts de son côté.

 

Par conséquent si vous êtes entrepreneur vous pouvez vous inspirer des quelques conseils qui suivent.

 

Sachez qu’un lecteur passe deux à trois secondes à lire une publicité:

 

Vous avez donc peu de chances de retenir son attention. Choisissez une offre ou un message à faire passer, et non un texte sans fin que personne ne prendra le temps de lire: faites simple.

 

Surprenez vos lecteurs et illustrez votre message par une image ou un aspect visuel afin de faciliter la mémorisation de celui-ci.

 

Sachez à qui vous vous adressez.

Bien trop souvent les annonceurs parlent d’eux et veulent vanter leur savoir-faire. Changez de registre, parlez le langage de votre client.

 

Votre publicité doit comporter quatre éléments:

1. Une accroche qui peut être un mot-clé ou un slogan. Elle ne s’adresse pas à tout le monde mais uniquement à la cible que vous avez identifiée. Ce n’est pas la peine de mettre votre marque dans l’accroche, il faut mettre quelque chose qui touche, intrigue ou intéresse le lecteur.

2. Présentez en quelques lignes la solution ou le problème. Vous n’êtes pas là pour éduquer le client mais pour l’attirer. Attention à bien cibler vos prospects potentiels en présentant le bon besoin ou le bon problème.

En effet un simple mot peut changer totalement la perception du message, et donc la cible.

3. Une image pour renforcer le message.

4. Mettre ses coordonnées et dire ce que le client doit faire (acheter, appeler un numéro, demander une documentation, etc.). Pour cela utilisez l’impératif: «Appelez dès maintenant le...», «Recevez gratuitement votre livre ».

Ceci n’est pas une recette miracle mais ces éléments peuvent déjà vous permettre d’avoir quelques bases pour réaliser vos publicités. Il est toujours utile de s’inspirer de celles qui existent et bien entendu de s’adresser à des spécialistes.

 

 

Par Stefan Mühlemann - Publié dans : Vente
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Mercredi 14 janvier 2009

Rechercher du financement pour créer ou développer une entreprise demande une préparation sérieuse et un dossier solide. En particulier si vous vous adressez à une banque ou à un investisseur.

Le Business Plan est un outil indispensable pour présenter votre demande et surtout pour convaincre les partenaires que vous abordez.

 

La recherche de financement est un acte important et souvent indispensable dans le développement ou la création d’une entreprise. Cette démarche doit être réfléchie et non émotive.

 

Voici quelques pistes de réflexion:

 

1. Définissez le type d’investisseurs que vous recherchez. Il existe beaucoup de pistes possibles (banques, capital-risque, fournisseurs, investisseurs privés, etc.) pour trouver du financement et le chemin est souvent long. Il faut généralement compter entre 6 et 18 mois en fonction des montants.

2. Définissez clairement le montant de votre demande et sachez l’expliquer. Cela ne doit pas correspondre à un désir.

3. Démontrez ce que vous avez déjà investi tant en argent, qu’en matériel ou encore en temps.

4. Sachez quelles conditions vous accepterez et quelles concessions vous êtes prêt à faire.

5. Faites-vous conseiller par des spécialistes tant au niveau de la réalisation de votre Business Plan qu’au niveau des conditions de prêt.

6. Vérifiez bien votre engagement avant de signer et évitez de tout mettre en gage si cela n’est pas nécessaire.

7. Soyez convaincu et convaincant.

 

En conclusion, la recherche de fonds ne se fait pas à la dernière minute et encore moins sans un dossier solide. Si vous pouvez avoir plusieurs investisseurs c’est encore mieux. Et surtout n’oubliez pas que vous avez quelque chose à proposer et non à quémander.

 

Par Stefan Mühlemann - Publié dans : Finances
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  • : Ce blog est au service des PME de Suisse romande. Il est destiné à partager des informations intéressantes ou utiles pour les dirigeants de PME et les personnes indépendantes. Ceci VOUS permettra de franchir les barrières de l'isolement qui trop souvent caractérise les chefs d'entreprise de PME et ainsi recevoir ou donner des conseils, transmettre des adresses utiles, partager des informations, mettre à disposition des articles, etc.
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  • : droit conseils stratégie recrutement entrepreneur
  • : Entrepreneur dans l’âme, j’ai créé ma société il y bientôt 7 ans. Je dirige la société de consulting Amon Consulting & Management SA. www.amon-consulting-sa.com

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