Samedi 14 juin 2008 6 14 /06 /Juin /2008 11:06

Le conseil d’administration à un rôle « visionnaire » au service de l’entreprise, il est élu par les actionnaires et travaille pour eux et il endosse des responsabilités importantes dans le cadre de la gestion de l’entreprise. De nombreuses « petites » sociétés anonymes (SA) sont souvent bien désemparées et ne connaissent pas ou mal le fonctionnement d’un conseil d’administration.

Selon l’office fédérale de la statistique il existait 298'722 entreprises en Suisse en 2005 dont 83'006 SA et autant de conseils d’administrations ce qui représente prêt de 28% des entreprises Suisse.

Cet article s’adresse essentiellement à ces « petites » SA et apporte un éclairage sur les éléments clés du rôle de leur conseil d’administration.

Il s’agit bien souvent d’entreprises familiales, où les mêmes personnes cumulent des fonctions de président, de délégué du conseil d’administration ou de CEO.

Un tel cumul peut notamment se justifier lorsqu’une entreprise a besoin d’une personnalité dirigeante énergique ou qu’elle doit prendre et appliquer des décisions très rapidement.

Par contre elle risque de manquer d’objectivité et générer des conflits de pouvoir ou d’intérêts. C’est là qu’un ou plusieurs membres externes peuvent apporter une véritable valeur ajoutée.

Le conseil d’administration devrait autant que possible réunir une palette de compétences diverses et interdisciplinaires. Les qualités le plus souvent privilégies sont les spécialisations fonctionnelles, notamment dans les domaines du droit, de la finance, de la stratégie, du marketing, de la production et des achats, de même que l’expérience de la branche et les contacts internationaux. Il est bon que le conseil d’administration rassemble des visionnaires et des pragmatiques, des optimistes et des pessimistes ???, des fonceurs et des stratèges prudents, des calculateurs, mais aussi des penseurs capables de soulever les questions de fond, et que tous ces caractères se fassent contrepoids. L’éventail des âges et des expériences devrait également être aussi large que possible.

Le rôle d’un conseil d’administration !

Le conseil d’administration est un organe de conduite. Parmi les principaux rôles du conseil d’administration il aura pour fonction de :

·         créer de la valeur ajoutée

·         définir la mission et la vision de l’entreprise

·         veiller à la santé financière

·         veiller à ce que l’organisation dispose de ressources humaines qualifiées et suffisantes

·         diriger et contrôler les opérations de l’entreprise

·         répondre aux questions importantes telles que…

 

è Quelle position sur le marché / secteur d’activité souhaitons-nous avoir ?

è Quelle stratégie de développement souhaitons-nous mettre en place ?

è Comment sont utilisées les ressources actuelles ?

è Comment pouvons-nous réaliser de la valeur ajoutée ?

è Quels objectifs allons-nous fixer à la direction de la société ?

 Leviers permettant d’améliorer la valeur ajoutée.

1.    Augmenter le cash-flow (liquidités), par exemple

·      En réduisant les coûts

·      En augmentant les prix

·      En procédant à une différenciation prix-prestations par segments

2.    Accroître l’efficacité de l’emploi du capital par exemple

·      En optimisant le stockage

·      En instituant une gestion de trésorerie

·      En optimisant les immobilisations

·      En fermant les installations non indispensables à l’exploitation

3.    Viser une croissance des investissements, par exemple

·      En élargissant la diffusion géographique des produits porteurs

·      En étendant les compétences clés à de nouveaux domaines d’affaires (la croissance n’est génératrice de valeur ajoutée que si les rendements sont supérieurs aux coûts des capitaux)

Source : UBS Outlook, selon The Boston Consulting Group

 

En résumé, un conseil d’administration doit être capable d’anticiper le marché, d’innover, de savoir se positionner, de développer des valeurs ajoutées, de gérer les risques et de conduire l’entreprise dans son développement. Et ceci est tout particulièrement important pour les petites entreprises qui ne disposent pas toujours des ressources pour se donner toutes les chances de se développer de manière optimale.

Par Stefan Mühlemann - Publié dans : Gestion
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Dimanche 25 mai 2008 7 25 /05 /Mai /2008 21:01

Quelle est la valeur d’une entreprise ?

 

Plusieurs méthodes existent pour évaluer le prix d’une entreprise. Cette estimation est influencée par un aspect émotionnel lié à l’énergie que l’entrepreneur y aura consacré, la tradition familiale et le sens de la responsabilité par rapport aux employés et également par un aspect plus pragmatique qui est lié au domaine d’activité, aux stocks, à l’âge des installations, aux bénéfices et aux dettes par exemple. Tous ces éléments influenceront bien entendu la négociation entre un acheteur et un vendeur.

 

Savoir évaluer son entreprise, un avantage indispensable !


« Combien vaut mon entreprise ? »

De nombreux dirigeants d’entreprises familiales ne peuvent répondre précisément !

Et pourtant, l’évaluation permet au dirigeant d’élaborer un diagnostic global et d’effectuer les prévisions financières afin d’orienter au mieux ses réflexions et choix stratégiques dans un futur proche.

 

D’autres bonnes raisons telles que : partenariat, acquisition, cession mais aussi faire face à l’imprévu : départ précipité, obligation d’investissement important, vente prématurée de l’affaire… Il sera essentiel de ne pas être pris au dépourvu et de présenter une valorisation dans le cadre d’un chiffrage précis.

 

Alors, comment procéder ?

 

D’abord, un constat : il existe un écart très significatif entre la valeur du marché d’une entreprise et sa valeur dans le « coeur » de son propriétaire.

La part émotionnelle joue un rôle important et aura une répercussion sur le prix.

 

1.       Évaluation subjective

 

Des entretiens menés récemment auprès de chefs d’entreprise ont montré l’importance de la dimension émotionnelle, ceci est illustré dans l'encart ci-contre.

 

Enquête : Ce qui a de la valeur aux yeux d’un entrepreneur (entreprises familiales) ...

 

­   « Dans mon entreprise, j'emploie le père, la mère et le fils d'une famille. C'est une lourde responsabilité. Je ne sais pas si un nouveau patron verrait les choses de la même façon »

Valeur émotionnelle : « responsabilité envers les salariés »

 

­   « Si quelqu'un devait refaire tout ce que j'ai créé ces 20 dernières années! On ne peut plus refaire ça aujourd'hui. On le voit bien au fait que mon entrprise est toujours là aujourd'hui. Pas un de mes concurrents n'a survécu »

Valeur émotionnelle : « investissement personnel lors du développement de l'entreprise" (et aussi"stress") »

 

­   « L'entreprise est dans la famille depuis déjà quatre générations. Il faudrait payer cher pour l'avoir »

Valeur émotionnelle : « tradition familiale »

 

­   « Je n'ai que 39 ans. Il faudrait que je puisse bien vivre sur le produit de la vente »

Valeur émotionnelle : « sécurité financière »

 

« Je te laisse tout le magasin si tu veux. Paye-moi un voyage de six mois autour du monde et il est à toi »

Valeur émotionnelle : « être heureux après la vente »

 

Ces propos sont retranscrits tels que formulés par leurs auteurs.

Source : Centre pour Entreprises Familiales, Université de Saint-Gall/Ernst & Young SA, mai 2006

 

 

Le vendeur se sentira traité avec équité si les négociations aboutissent à un résultat qui couvrira aussi bien la valeur financière que la valeur émotionnelle.

 

On constate que les gens « heureux » se contentent de moins et que les autres qui désirent monnayer le fait qu’ils ont « trimé ». Les entrepreneurs qui sont plutôt peu satisfaits de leur situation surévaluent donc considérablement leur entreprise et dressent eux-mêmes un obstacle à leur démarche. Propos entendu : « Après avoir trimé pendant des années, si je vends, je veux enfin avoir une compensation décente ».

 

2.       Evaluation objective

 

Il existe de nombreuses méthodes d’évaluation qui évoluent constamment.

Aujourd’hui, l’accent est mis sur le devenir de l’entreprise et ses performances attendues, d’où la méthode des flux de trésorerie actualisés.

Le tableau ci-après présente trois grandes catégories de méthodes :

 

Trois grandes catégories de méthodes

d’évaluation

 

 

Méthode patrimoniale

Actifs possédés par l’entreprise 

­   locaux

­   équipements

­   stocks

­   marque

­   notoriété

 

 

 

Méthode fondée sur

la valeur de rentabilité

Résultats dégagés par l’entreprise 

­   bénéfice net

­   dividendes

­   capacité d’autofinancement

­   EBIT (Excédent Brut avant Intérêts et Taxes)

­   DCF (montant de trésorerie des flux futurs)

 

Méthode des comparables

Comparaison 

­   entreprises non cotées ayant fait l’objet d’une transaction récente

 

A noter que lors de l’analyse de l’actif, il faudra apporter des corrections à la hausse ou à la baisse, d’où la notion d’actif net corrigé (exemple : un véhicule qui est complètement amorti a une valeur comptable nulle, pourtant, commercialement, il peut être revendu 3'500 Frs).

 

3.       Qu’est-ce que la notion de goodwill ?

 

Il s’agit d’ajouter un élément supplémentaire de valorisation de l’entreprise.

Il peut s’agir de la réputation ou de la position de l’entreprise sur le marché, également un savoir-faire particulier, ou encore une forte rentabilité…

 

Exemple (rentabilité) :

La Société André présente :

­   bénéfice net moyen annuel : 300'000 Frs sur les 3 derniers exercices

­   actif net corrigé : 2'000'000 Frs

Raisonnement : que rapporterait une somme de 2'000'000 Frs placée à 14% (taux de placement avec risque) sur le marché?  Réponse : 280'000 Frs/an. Constatation : le bénéfice moyen de la société André dépasse ce montant, il existe donc un surprofit annuel de 20'000 Frs :

­   300'000 Frs – 280'000 = 20'000 Frs

On applique généralement un coefficient multiplicateur de 3 à 6.5. Si nous retenons 5, le Goodwill sera donc :

­   20'000 Frs x 5 = 100'000 Frs (Goodwill)

Ainsi, la valeur patrimoniale + le Goodwill de la Société André est de :

­   2'000'000 + 100'000 = 2'100'000 Frs

 

Une étude approfondie permettra d’incorporer, s’ils existent, les éléments de Goodwill non financier.

 

En conclusion, nous pouvons retenir deux éléments :

 

  1. La valeur de l’entreprise n’est pas le prix de celle-ci. La valeur est un concept théorique alors que le prix est réel et résulte de considérations concrètes. En d’autres termes, dans une transaction la valeur sert de référence pour des négociations à l’issue desquelles un prix est conclu.
  2. Le prix de la vente ou transmission d’une entreprise dépend de la valeur objective, des éléments subjectifs, de la qualité de la négociation et finalement il y a également le marché qui influencera la détermination du prix.

 

Références littéraire :

Centre pour Entreprises Familiales, Université de Saint-Gall/Ernst & Young SA, mai 2006

Evaluer votre entreprise, Claude-Annie Duplat, Ed. Vuibert

Ernst & Young SA Peter Bühler, Partner, Zurich.

 

Liens utile

 

http://www.cvci.ch/services/vie-entreprise/transmission/problematiques/evaluation/

http://www.actoria.ch/cession-entreprise-suisse.php

http://www.actinbusiness.com/Evaluation_cession_entreprise.htm

http://www.pwc.ch/fr/nos_services/conseil_economique/valuation_strategy/determination_de_la_valeur.html

 

Par Stefan Mühlemann - Publié dans : Achat et vente entreprise
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Dimanche 25 mai 2008 7 25 /05 /Mai /2008 21:00

Le TABLEAU de BORD PROSPECTIF


Un véritable contrôle de gestion à la portée des PME ? Oui, c’est possible !

En tant que chef d’entreprise vous avez peu de moyens financiers, peu de temps et encore moins de ressources en personnel. Un tableau de bord prospectif permettra, à moindre coût, d’avoir une vue sur le développement de l’entreprise.

Une nouvelle approche du pilotage pour les PME : le tableau de bord prospectif, un minimum indispensable.

Adopter un tableau de bord prospectif comble une lacune chez bon nombre de petites et moyennes entreprises qui ne disposent pas des ressources nécessaires en temps, personnel, argent, pour mettre sur pied un véritable contrôle de Gestion.

Bien souvent, le dirigeant est absorbé par le quotidien et se polarise sur son « coeur de métier ». Il subit plus qu’il ne gère les événements et les aléas de son activité…

Diriger son entreprise comme le barreur dirige son bateau, c’est une nécessité absolue ! Il faut effectivement disposer, à moindre coût, d’un tableau de bord de gestion actualisé régulièrement (indicateurs financiers, ratios significatifs…)

Un tableau de bord avec « 4 groupes d’indicateurs » 

1. Finance : chiffre d’affaires, résultat, ratios…

2. Clientèle : satisfaction, fidélité, renforcement de l’image, amélioration de la qualité des services…

3. Organisation : cycles de développement, durée, coûts de structure, maîtrise des achats, choix des sites…

4. Développement : capacité d’innovation, pérennisation, valorisation des acquis, nouveaux produits à l’étude, actifs intellectuels…

Optez pour une mise en œuvre en 4 étapes

1. Formalisez la stratégie de votre entreprise (quel but vous souhaitez atteindre)
2. Définissez les indicateurs pertinents (ce que vous souhaitez mesurer)
3. Evaluez et calculez ces indicateurs (chiffrez et contrôlez les résultats)
4. Elaborez une stratégie de management autour du Tableau de Bord     Prospectif (définissez les moyens pour atteindre les objectifs que vous vous êtes fixés)

Une réussite à votre portée

La réussite tiendra dans le fait que le Tableau de Bord Prospectif sera construit autour d’indicateurs clefs vous permettant de suivre l’évolution de l’atteinte des objectifs fixés et de vérifier que les unités opérationnelles s’inscrivent dans la ligne directrice définie.


Comment allez-vous assurer la qualité de votre projet de pilotage ?

Une façon d’en assurer la pertinence, serait de

1. faire participer les acteurs essentiels de votre organisation
2. opter pour une analyse systémique sur 3 axes 
- Gestion
- Organisation
- Système d’informations
3.choisir un consultant disposant de réalisations concrètes dans ce domaine pour vous accompagner à votre mesure.

Réf : Le balanced scorecard est issu des travaux d'un professeur : R.S.Kaplan et d'un consultant : D.P.Norton.

Livres :

« L’essentiel du tableau de bord ». Alain Fernandez, 2e édition, Eyrolles Editions d’Organisation

« Comment utiliser le tableau de bord prospectif ». Robert S Kaplan et David P. Norton, Editions d’Organisation

A retenir

 Le tableau de bord prospectif est un système de mesure de la performance équilibré :

·         Entre indicateurs financiers et non financiers

·         Entre court terme et long terme

·         Entre indicateurs intermédiaires et mesures de résultats

Il s’agit d’une méthode qui permet de traduire les choix stratégiques de manière claire et cohérente pour tous.

 

Par Stefan Mühlemann - Publié dans : Gestion
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Dimanche 25 mai 2008 7 25 /05 /Mai /2008 20:59

Le pilote de chasse dispose de son cockpit, le chef d’entreprise aussi !

 

La comparaison s’applique aux nombreux indicateurs de contrôle de gestion qui contribuent au pilotage de l’entreprise : clients, fournisseurs, partenaires financiers, fiscalité,… en d’autres termes un chef d’entreprise doit savoir combien il a en caisse et ce qu’il fait de son argent. Et ce en tout temps. Sans quoi la faillite risque de le guetter très rapidement.

 

Ainsi, des indicateurs pertinents en regard d’objectifs précis facilitent l’identification des inévitables dérives. Il est alors indispensable de recourir à un tableau de bord qui permet une vision globale.

 

 

Etonnant :

·        Que penser d’un pilote de chasse qui ne disposerait d’aucun outil de pilotage ?

­   Eh bien, 70% des dirigeants de PME n’en ont pas !

­   Et encore plus remarquable : 90% des patrons de TPE

(Très Petites Entreprises) naviguent à vue…

 

 

Comment diriger son entreprise « à vue » alors que l’environnement est sujet à des mutations qui ne font que s’accélérer ?

­   Conduire sans tableau de bord devient chaque jour plus dangereux. Il est donc vital pour les entreprises de développer leur capacité à identifier les changements et les leviers à actionner.

 

Pour ce faire, le chef d’entreprise va devoir commencer par mettre en place deux types de tableaux de bord :

 

1.   Le tableau de bord de trésorerie.

Une entreprise qui ne disposerait pas des ressources suffisantes pour remplir ses engagements financiers à court terme serait déclarée en cessation de paiement et la faillite pourrait être prononcée.

En se dotant d’un tableau de bord de trésorerie, le chef d’entreprise pourra effectuer rapidement les ajustements et renforcera sa crédibilité auprès des banques. La trésorerie est une affaire d’anticipation.

 

2.   Le tableau de bord de gestion.

Comment mesurer la performance de son entreprise ? Pour suivre au plus prêt les résultats, il faut utiliser un tableau de bord de gestion. Celui-ci, d’essence largement comptable, permettra de suivre, mois par mois, la chaîne des soldes d’intermédiaires de gestion, et ceci jusqu’au résultat net de l’entreprise. Ce tableau de bord doit être adapté à chaque entreprise.

 

Ces deux types de tableaux de bord constituent des outils indispensables qui propulsent le chef d’entreprise dans l’art du pilotage !

 

Le dirigeant voudra certainement aller plus loin… il se tournera alors vers une merveille de pilotage : le « tableau de bord prospectif », connu aussi sous le vocable anglais de Balanced scorecard.

 

Ce nouveau tableau de bord est orienté vers le futur et reflète autant les performances réalisées que celles à venir.

 

Il couvre tous les domaines de l’entreprise et communique auprès de tous une même vision du futur de l’entreprise. Ce tableau de bord mérite d’être présenté plus en détail et fera l’objet du prochain article.

 

Par Stefan Mühlemann - Publié dans : Gestion
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Dimanche 25 mai 2008 7 25 /05 /Mai /2008 20:57

La modification du droit de la Sàrl

 

Notre première réflexion s’oriente sur les modifications qu’apporte la révision du code des obligations sur les Sàrl.

 

La Sàrl, c’est quoi ?

 

C’est une des formes juridiques parmi les 11 qui existent dans le code des obligations et la contraction de « société à responsabilité limitée ».

 

De plus en plus de créatrices et créateurs d’entreprise la choisissent car elle procure de nombreux avantages.

 

Quels avantages avec le nouveau droit de la Sàrl, qui est entré en vigueur au 1er janvier 2008 ?

 

Plus souple, protégeant mieux les associés, rendant la transmission des parts sociales totalement libre ou, au contraire, soumise à d’importantes restrictions, offrant la possibilité d’être seul et unique « associé », et bien d’autres avantages encore, la nouvelle forme juridique rend la Sàrl plus attractive encore et la destine à un large succès.

 

A qui s’adresser ?

 

Pour créer ou même transformer une société en Sàrl il faudra impérativement passer par un notaire. Avant d’aller le voir, il faut être au clair sur le but de l’entreprise, en d’autres termes quelle type d’activité elle va exercer. Par exemple : toutes activités entrant dans le domaine de l'immobilier et toutes affaires financières ou encore exploitation d'une entreprise de peinture en bâtiment et de nettoyage.

 

Vous pourrez consulter les sociétés inscrites sur le site de l’index central des raisons de commerce de la confédération www.zefix.ch.

 

Suis-je obligé de passer par le notaire ?

 

Oui, pour la constitution (création de l’entreprise), la modification de la raison sociale (modification du nom de la société), le changement d’adresse de la société, la modification du but social (par exemple de but économique à but d’utilité publique) et la modification du capital social (augmenter ou diminuer le capital de la société).

 

Alors, quand est-ce qu’il n’est plus obligatoire de passer devant le notaire ?

 

Pour la promesse de vente et l'acte de cession en lui-même la forme écrite suffira. Il faut cependant se rendre compte qu'un contrat de cession doit expressément mentionner les obligations que le nouvel associé est censé assumer, dès qu'il existe une obligation de versement supplémentaire ou de fournir des prestations accessoires. 
 

Toutes les Sàrl existantes devront adapter leurs statuts en fonction du nouveau droit avant le 1er janvier 2010.

   

 

LES PRINCIPAUX CHANGEMENTS A RETENIR

 

1. Nombre de personnes pour constituer une Sàrl

 

Avant : 2 personnes au moins (associées)

Maintenant : une seule personne suffit (un seul associé)

   

2. Constitution du capital

Avant : possibilité de n’apporter que la moitié du capital.

Exemple : pour un capital fixé à CHF 20.000, possibilité d’apporter seulement la moitié de cette somme, soit, dans cet exemple : CHF 10.000

On disait alors que le capital n’était pas entièrement libéré.

Maintenant : ceci n’est plus possible, il faut libérer entièrement le capital.

Exemple : capital CHF 20.000, cette somme doit être entièrement apportée immédiatement dès la constitution.

A noter : le montant minimum du capital reste inchangé (CHF 20.000), il est toujours possible de constituer partiellement ou totalement en nature (matériel de bureau, machine, ordinateur, véhicule, etc.)

 

3. Montant maximum du capital

Avant : capital limité à CHF 2 millions.

Maintenant : il n’y a plus de limite.

Conséquences : les grandes sociétés de capitaux peuvent choisir la Sàrl en lieu et place de la SA afin de mieux se prémunir contre une éventuelle entrée d’associés indésirables.

 

4. Attribution de parts sociales

Rappel de définition : dans une SA (Société Anonyme), la personne qui détient des parts est appelée « actionnaire »  (il détient alors des actions).

Dans une Sàrl, il n’y a pas d’actionnaires mais un ou plusieurs associés qui détiennent des « parts sociales ».

Avant : chaque associé détenait une seule part sociale dont le montant devait être un multiple de CHF 1.000. Le droit de vote était proportionnel au pourcentage détenu au sein du capital.

Exemple :

Capital social : CHF 20.000.

L’associé « A » détient une part sociale de CHF 5.000, l’autre, associé « B » détient une part sociale de CHF 15.000.

L’associé « A » détient 25% du capital et dispose d’un droit de vote de 25%

L’associé « B » détient 75% du capital et dispose d’un droit de vote de 75%

Maintenant : les parts sociales doivent être d’un montant minimal de CHF 100.

Il est désormais possible de créer des parts sociales à droit de vote privilégié d’un montant jusqu’à 10 fois moindre que la valeur nominale des parts sociales « normales » et donnant toutefois le même droit de vote.

Exemple :

Capital social : CHF 20.000.

Associé « A » : 12 parts sociales à CHF 1.000, soit CHF 12.000 du capital, droit de vote 12
L’Associé « B » détient deux types de parts sociales, dont 30 parts sociales appelées « à droit de vote privilégié » d’une valeur nominale 10 fois moindre que les autres parts sociales, soit :  

  • 5 parts sociales à CHF 1.000, soit CHF 5.000 du capital, droit de vote 5
  • 30 parts sociales à CHF 100, soit CHF 3.000 du capital, droit de vote 30

L’associé « B » est donc majoritaire en droit de votes (5+30), bien qu’il soit minoritaire dans la détention du capital (CHF 5.000+3.000).

 

5. Transmission des parts sociales

Avant : le transfert de parts sociales nécessitait un acte authentique (obligation de « passer » devant un notaire) et une modification au sein du registre du commerce.

Maintenant : plus besoins de recourir au notaire, ni de modifier le registre du commerce. Il suffit de tenir à jour un cahier mentionnant le transfert des parts sociales.

A noter : les statuts pourront prévoir des restrictions à la transmissibilité de parts sociales allant jusqu'à la rendre impossible sans avoir à présenter de justification. Ils pourront aussi, à l’inverse, rendre la transmission totalement libre. 

 

6. Faillite personnelle d’un associé-gérant

Avant : la part sociale détenu par l’associé-gérant tombant en faillite personnelle était saisissable et pouvait avoir pour conséquence la faillite de la société.

Maintenant : la part sociale de l’associé-gérant n’est plus saisissable.

 

Stefan Mühlemann, directeur d’Amon Consulting & Management Sàrl

 

Adresses utiles :

www.pmeadmin.ch

www.zefix.ch

Par Stefan Mühlemann - Publié dans : Juridique
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Dimanche 25 mai 2008 7 25 /05 /Mai /2008 20:55

Entre 45'000 et 60'000 entreprises suisses cherchent une succession.

 

La qualité de la succession d’une entreprise est déterminante pour son évolution et sa compétitivité. Pour ce faire, il faut choisir le bon moment, avoir les bons interlocuteurs, avoir étudié toutes les options qui impliqueront de nombreux acteurs et des démarches complexes.

 

Transmettre une entreprise, souvent le fruit de toute une vie de travail, ne se fait pas n’importe comment et à n’importe quel moment.

 

Un entrepreneur consacre près de 80'000 heures à bâtir son entreprise, mais seulement 10 heures à planifier sa succession.

 

Dans une transmission d'entreprise, il ne faut négliger aucune option :

 

  • solution à l'intérieur de la famille : passation de pouvoir à un enfant ou un membre de la famille
  • solution à l'extérieur de la famille : passation de pouvoir à une personne extérieure à la famille, vente, reprise par les employés, etc.

 

Même si, dans la plupart des cas, une solution interne à la famille semble être privilégiée, il est indispensable de se poser ces questions. Il faut également être conscient qu'il n'existe pas UNE bonne solution; il y a une issue consentie par la famille, compte tenu de toutes ses caractéristiques.

 

La succession est un passage difficile qu'il s'agit de négocier en s'entourant de personnes compétentes. S'attaquer à la succession consiste à s'attaquer au cœur et à la raison à la fois. C'est trouver une solution avec sa famille, en tenant compte de la réalité économique et juridique de l'entreprise. L'aspect technique est très important et la décision doit tenir compte de tous les paramètres (impôts, capital retraite, héritage, etc.).

 

Des professionnels peuvent vous aider :

 

  • dans les questions techniques (fiduciaire, banque, conseiller)
  • dans les questions touchant à l'émotionnel (consultants, médiateurs)

 

Des conseils de tierces personnes proposent un regard neuf et objectif sur la situation et permettent de déjouer les conflits qui peuvent surgir lors d'une succession.

 

"Je prendrai ma véritable retraite, quand je fermerai les yeux pour la dernière fois."

 

Alors même que l'entrepreneur a trouvé son successeur, il éprouve de la peine à quitter le bateau. Certes, on peut comprendre cette attitude, mais l'entrepreneur doit être conscient que c'est en se retirant qu'il assurera la pérennité de son entreprise.

Selon les termes d'un entrepreneur : " la plus grande tentation des dirigeants-propriétaires, ce n'est pas l'infaillibilité, c'est l'immortalité." Le dirigeant doit être conscient que son attitude constitue un véritable facteur d'échec ou de réussite d'une transmission.

 

En résumé, une succession se prépare suffisamment à l’avance pour garantir une transmission optimale et cela commence le plus tôt possible.

 

 

En 2005 l’Office Fédéral de la Statistique à recensé près de 300'000 entreprises dont 73’000 du secteur secondaire et 227'000 du secteur tertiaire. Selon les indications de l’UBS 3 à 4 % des entreprises sont dans le cas de la succession, ce qui représente entre 45'000 et 60'000 entreprises à remettre dans un délai de 5 ans.

 

 

 

Liens utiles :

 

www.pme-admin.ch

www.credit-suisse.ch  

www.ubs.ch

www.guichetpmevalais.ch

 

Par Stefan Mühlemann - Publié dans : Achat et vente entreprise
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Dimanche 25 mai 2008 7 25 /05 /Mai /2008 20:51

Changer d’emploi ou créer sa place de travail. La création d’entreprise comme alternative.

 Créer son entreprise n’a rien de si complexe que cela. Il suffit de s’inscrire au registre du commerce, de s’annoncer à l’AVS et voilà que l’entreprise existe. La confédération permet même de le faire en ligne depuis chez soi.

Nombreuses sont les personnes qui flirtent avec l’idée de créer leur propre entreprise, pour de multiples raisons. Les arguments qui sont souvent évoqués sont « Je suis trop vieux pour le marché du travail », « Je ne souhaite plus travailler pour un patron », « Je veux pouvoir décider » ou encore « Je souhaite gagner plus d’argent ».

Avant de franchir le pas, il est indispensable de se poser des questions importantes et surtout d’y trouver des réponses précises.

Les obstacles et pièges sont multiples. Même s’il n’existe pas de recette miracle, il faut être conscient de quelques difficultés. Notamment de trouver des clients et d’atteindre un seuil de rentabilité satisfaisant assez rapidement.

Vous souhaitez créer votre entreprise ? A quoi faut-il penser ?

1.    Faites une étude de marché pour vérifier si vos services ou produits répondent à une demande suffisamment importante pour justifier le démarrage de votre entreprise.

2.    L’argent est le nerf de la guerre. Évaluer votre besoin de capital de départ et de liquidité de l’entreprise. Car ce que vous investissez est peut-être déjà perdu.

3.    Toute activité s’inscrit dans un cadre légal. Vérifiez auprès des autorités, si vous êtes en conformité car les répercutions peuvent être importantes, voire même être amendables.

4.    Vous pensez plutôt vous associer. Pourquoi pas ? Ceci peut-être véritable une plus-value. Établissez des règles claires avec vos associés. Il vaut mieux prévenir que guérir.

5.    Vous pensez avoir les compétences pour gérer une entreprise. En avez-vous également les nerfs et le soutien de votre entourage ? L’énergie qu’il faudra investir sera très conséquente, surtout en phase de démarrage. Faire une réflexion à ce niveau là est indispensable.

6.    Et vos concurrents, qui sont-ils et que font-ils ? Renseignez-vous. C’est même très intéressant de demander des renseignements aux futurs concurrents.
Ah, vous pensez qu’il n’y en a pas ! Et si c’est vrai ? Il y a peut-être une bonne raison !

7.    Un bon plan marketing ! Indispensable car il n’y aucune entreprise qui réussit en proposant pour « pas cher » un produit d’excellente qualité. Argument souvent avancé par les créateurs !

8.    Un bon plan d’affaires (Business Plan) permettra de répondre aux nombreuses questions qu’un créateur d’entreprise doit se poser.

 

La création d’entreprises en quelques chiffres.

Selon des données de l’OFS (l’Office fédéral de la statistique), en 2003 1 entreprise sur 2 disparaît dans les 4 premières années.

Les entreprises du secteur secondaire ont un plus haut taux de survie que celles du secteur tertiaire.

Entre 2000 et 2004, plus de 57'000 entreprises ont été fondées et 120'000 places de travail créées. Plus de la moitié des entreprises affichent la forme juridique de l’entreprise individuelle.

 

Quelques liens utiles

www.genilem.ch

www.pmeinfo.ch

www.bcv.ch/fr/entreprises/outils_et_conseils/business_plan

 

Par Stefan Mühlemann - Publié dans : Création entreprise
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Dimanche 25 mai 2008 7 25 /05 /Mai /2008 17:57

ce blog vous est dédié. Partager vos connaissances, poser des questions, trouver des solutions à des problèmes voici les principales raisons pour lesquelles je vous propose de venir sur ce blog.

Cordialement.

Stefan Mühlemann
C

Par Stefan Mühlemann
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