Finances

Mercredi 14 janvier 2009

Rechercher du financement pour créer ou développer une entreprise demande une préparation sérieuse et un dossier solide. En particulier si vous vous adressez à une banque ou à un investisseur.

Le Business Plan est un outil indispensable pour présenter votre demande et surtout pour convaincre les partenaires que vous abordez.

 

La recherche de financement est un acte important et souvent indispensable dans le développement ou la création d’une entreprise. Cette démarche doit être réfléchie et non émotive.

 

Voici quelques pistes de réflexion:

 

1. Définissez le type d’investisseurs que vous recherchez. Il existe beaucoup de pistes possibles (banques, capital-risque, fournisseurs, investisseurs privés, etc.) pour trouver du financement et le chemin est souvent long. Il faut généralement compter entre 6 et 18 mois en fonction des montants.

2. Définissez clairement le montant de votre demande et sachez l’expliquer. Cela ne doit pas correspondre à un désir.

3. Démontrez ce que vous avez déjà investi tant en argent, qu’en matériel ou encore en temps.

4. Sachez quelles conditions vous accepterez et quelles concessions vous êtes prêt à faire.

5. Faites-vous conseiller par des spécialistes tant au niveau de la réalisation de votre Business Plan qu’au niveau des conditions de prêt.

6. Vérifiez bien votre engagement avant de signer et évitez de tout mettre en gage si cela n’est pas nécessaire.

7. Soyez convaincu et convaincant.

 

En conclusion, la recherche de fonds ne se fait pas à la dernière minute et encore moins sans un dossier solide. Si vous pouvez avoir plusieurs investisseurs c’est encore mieux. Et surtout n’oubliez pas que vous avez quelque chose à proposer et non à quémander.

 

Par Stefan Mühlemann
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Mercredi 14 janvier 2009

Un indépendant n’est pas obligé de s’inscrire au registre du commerce s’il ne fait pas au moins 100’000 francs de chiffre d’affaires. Pourtant, il aurait intérêt à l’être, au cas où il ferait faillite.

Entretien avec Jonathan Beuchat, comptable et associé de la fiduciaire HB Partenaires*.

 

Quel est le risque pour un indépendant s’il fait faillite sans s’être inscrit au registre du commerce?

 

Lorsqu’un indépendant est surendetté au point de ne pouvoir satisfaire tous ses créanciers, il vaut mieux qu’il soit enregistré au registre du commerce.

Il sera alors poursuivi par voie de faillite. Dans ce cas, les créanciers ne peuvent s’attaquer à lui que lorsqu’il sera revenu à meilleure fortune. Le juge détermine le montant à ne pas saisir en fonction de son train de vie passé.

Par contre, s’il n’est pas inscrit au registre, il sera poursuivi par voie de saisie: les créanciers qui n’ont pas été satisfaits peuvent alors s’attaquer à lui dès que son revenu dépasse le minimum vital***.

 

Quels conseils donneriez-vous à un indépendant qui voit son entreprise prendre l’eau?

 

Il faut en trouver la cause et déterminer s’il s’agit d’un problème de liquidités ou de recettes. S’il s’agit d’un manque de liquidités, dû aux investissements ou paiements tardifs des créanciers, par exemple, il est toujours possible de demander un prêt à un institut financier. Une rigueur dans la tenue des comptes permet d’anticiper ces situations ou de liquider l’entreprise à temps en minimisant les risques.

 

Que faire si l’entrepreneur sait que son entreprise va faire faillite ?

 

Si l’on sait que le redressement n’est plus possible, le plus important, selon nous, est d’informer régulièrement les fournisseurs de la situation.

En règle générale, les entreprises sont ouvertes à la discussion et des arrangements peuvent être trouvés. Ensuite,

expliquer la situation aux débiteurs afin qu’ils paient dans les plus brefs délais. Il est également envisageable de mentionner sur les factures qu’elles sont payables dès réception. Si au contraire le débiteur cache les

faits, et que les fournisseurs n’ont plus de nouvelles, ils ne se gêneront pas de continuer la procédure, et même adresser une réquisition de poursuite.

 

Afin de ne pas faire l’objet de plaintes pénales, il est essentiel de payer en premier lieu les salaires dus aux travailleurs, les charges sociales et TVA.

 

Quelles sont les démarches pour mettre en faillite une entreprise ?

 

La première opération consiste à adresser une réquisition de poursuite, orale ou écrite, à l’arrondissement dans lequel le débiteur est domicilié.

Les frais de la poursuite sont à la charge du débiteur, mais le créancier en fait l’avance. Il faut renseigner l’Office des poursuites sur: le débiteur, son conjoint (s’il est soumis à la communauté de biens), le montant, la date et le titre de la créance. Aucune preuve n’est nécessaire pour cette démarche.

Sur la base des indications contenues dans la réquisition de poursuite, l’Office des poursuites rédige et notifie un commandement de payer, qui constitue l’ouverture de la poursuite.

 

Si le débiteur ne fait pas opposition au commandement de payer, le créancier doit annoncer à l’Office des poursuites

l’intention de continuer celle-ci.

 

Après cette confirmation, le juge poursuit le débiteur soit par voie de saisie soit par voie de faillite.

 

Si le débiteur fait opposition, le créancier doit s’opposer à celle du débiteur en apportant des preuves.

 

Il faut préciser que ces informations sont basées sur la législation suisse.

Elles ne sont qu’à titre informatif

 

*HB Partenaires: www.hbpartenaires.ch.

***Pour déterminer le minimum vital: www.fr.ch/opf/procedures/minimum_vital.htm

 

Par Stefan Mühlemann
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Mercredi 14 janvier 2009

Quand les clients ne payent pas, il est souvent difficile de savoir comment se positionner. Faut-il faire un ou plusieurs rappels ou directement entamer une procédure de poursuite? Tout dépend du contexte, selon Claude Bulliard de la Fiduciaire Bulliard à Farvagny.

 

Que faire quand un client a du retard dans les paiements?

 

Dans un premier temps, je recommande de prendre contact avec le client pour connaître les raisons du non-paiement. Seraient-elles dues à une non-satisfaction de la prestation, un problème de liquidité ou encore une négligence administrative?

 

Les raisons peuvent être diverses.

 

Il est important de tenir compte du type de relation avec le client et la masse de facturation à suivre (factures non payées) pour décider de quelle manière il faudra aborder ou négocier des modalités de paiements ou encore entamer une procédure de poursuite.

 

Est-ce qu’il y a des délais qu’il faut respecter?

 

Il est d’usage commercial (non obligatoire) de passer par les rappels.

Souvent c’est au terme du 3e rappel avec un ultime délai (généralement de 5 jours) qu’on entame une procédure de mise en poursuite.

 

Quelles démarches puis-je faire pour encaisser mon dû?

 

Il faudra tenir compte de la situation du client et du montant à recouvrir.

En d’autres termes, pour des montants très faibles allant jusqu’à 500 francs et surtout si le client a déjà de nombreuses autres poursuites ou que nous avons de fortes présomptions qu’il est déjà très endetté, il est souvent mieux de renoncer à la mise en poursuite compte tenu de la faible probabilité de pouvoir encaisser le montant en souffrance.

 

Dois-je mettre en poursuite et si oui, est-ce que j’ai des chances d’encaisser mon dû?

 

Pour savoir si le client a déjà des poursuites, vous avez la possibilité de vous renseigner par écrit ou en vous rendant directement au guichet de l’office des poursuites compétent avec justificatif de votre demande (existence d’une relation d’affaires telle une facture par exemple) et vous pouvez obtenir un extrait global ou détaillé des poursuites en cours. Il faudra prévoir des frais pour cette démarche d’au minimum 17 francs.

 

Quelles sont les démarches pour entamer une procédure de mise en poursuite?

 

Si vous décidez tout de même d’engager une procédure de mise en poursuite, il faudra vous adresser à l’office des poursuites de la domiciliation du client en remplissant une réquisition de poursuites. Celui-ci ouvrira une procédure de poursuite ordinaire en principe en notifiant un commandement de payer au débiteur.

Il va de soi qu’ensuite les démarches peuvent devenir complexes et que l’office compétent pourra vous renseigner sur la suite de la procédure.

 

Et si le client n’arrive quand même pas à payer?

 

Il existe de plus en plus de sociétés de recouvrement qui se chargeront de l’encaissement. Toutefois, celles-ci sont aussi nettement plus insistantes dans leurs démarches et ont différentes méthodes et surtout facturent des frais très importants.

En conclusion, si un client a du mal à payer, il est recommandé de trouver un arrangement et de s’y tenir plutôt que de laisser la situation s’envenimer.

 

Livre de référence: La poursuite pour dettes et la Faillite, 12 tableaux synoptiques, Payot Lausanne, par Georges Brosset

Par Stefan Mühlemann
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  • : Stefan Mühlemann
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  • : Entrepreneur dans l’âme, j’ai créé ma société il y bientôt 7 ans. Je dirige la société de consulting Amon Consulting & Management SA. www.amon-consulting-sa.com

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